Diagnostic du syndrome d'apnée du sommeil

Découvrez le témoignage du Dr Lombard, spécialiste du sommeil, sur les 2 principaux examens permettant de diagnostiquer le syndrome d’apnées du sommeil : la polygraphie ventilatoire et la polysomnographie. Si vous vous reconnaissez dans certains des symptômes de l’apnée du sommeil, parlez-en à votre médecin.

Le saviez-vous ?

D’après les plus récentes recherches scientifiques1, plus de 936 millions de personnes sont atteintes d’apnée du sommeil à l’échelle mondiale. On estime que plus de 80 % des personnes atteintes ne sont pas diagnostiquées2 et sont par conséquent privées de traitement.

Les étapes du diagnostic

Les étapes du diagnostic
  1. Rendez-vous médecin traitant
    S’il le juge nécessaire au vu de vos symptômes et de vos éventuelles pathologies associées, votre médecin traitant vous oriente vers un médecin spécialiste du sommeil.
  2. RDV spécialiste du sommeil
    Le médecin spécialiste du sommeil vous interroge sur vos habitudes et vos symptômes et vous prescrit un enregistrement du sommeil. Il pourra ainsi déterminer si vous souffrez d’apnée du sommeil.
  3. Examen de diagnostic
    Vous réalisez l’enregistrement du sommeil (polygraphie ventilatoire ou polysomnographie) à domicile ou à l’hôpital. Le médecin analyse les données enregistrées pendant la nuit d’examen, pose un diagnostic et met en place un traitement si nécessaire.
Diagnostic par polygraphie ventilatoire

Diagnostic par polygraphie ventilatoire

La polygraphie ventilatoire enregistre les mouvements respiratoires, le débit d’air entrant et sortant par votre nez, ainsi que le taux d’oxygène dans le sang. Elle a généralement lieu à domicile et nécessite un enregistrement de 6h minimum de sommeil.

Diagnostic par polysomnographie

Diagnostic par polysomnographie 

La polysomnographie est un examen plus complet que la polygraphie ventilatoire. En plus d’enregistrer les mouvements respiratoires, le débit d’air entrant et sortant par votre nez, ainsi que le taux d’oxygène dans le sang, elle enregistre aussi l’activité du cerveau, afin de reconnaître les différents stades du sommeil. Elle est généralement réalisée à l’hôpital ou dans un laboratoire du sommeil mais peut être aussi réalisée à votre domicile.

Quelles sont les différents niveaux de sévérité du SAS ?

Votre examen de polygraphie ou de polysomnographie permet d’estimer le nombre de fois où vous réalisez une apnée (arrêt de la respiration) ou une hypopnée (réduction très forte de la respiration) durant votre sommeil.

C’est avec ce nombre que sera calculé l’Index Apnées Hypopnée, IAH.

L’IAH est l’index de référence qui définit la sévérité du syndrome d’apnées du sommeil :

  • Avec un IAH entre 5 et 15, le SAS est dit léger
  • Avec un IAH entre 15 et 30, le SAS est dit modéré
  • Avec un IAH supérieur à 30, le SAS est dit sévère

Par exemple, si lors d’une polygraphie vous avez fait 320 apnées ou hypopnées en 8h de sommeil, cela donne une moyenne de 40 événements respiratoires par heure. Votre IAH est donc de 40 et votre SAS est qualifié de sévère.

Références :

1. Benjafield et al. Estimation of the global prevalence and burden of obstructive sleep apnoea: a literature-based analysis. Lancet Respiratory Medicine http://dx.doi.org/10.1016/S2213-2600(19)30198-5.

2. Young T, Evans L, Finn L, Patta M. Estimation of the clinically diagnosed proportion of sleep apnoea syndrome in middle-aged men and women. Sleep 1997; 20: 705-706.