Les risques du SAS non traité

Dépression

Dépression

Des études cliniques montrent que les personnes dont le syndrome d’apnées obstructives du sommeil n’est pas traité ont un risque plus important de développer d’autres problèmes de santé.

Vous pouvez souffrir d’apnée du sommeil et vous croire déprimé ; vous pouvez être dépressif et souffrir d’apnée du sommeil sans le savoir. Les symptômes se ressemblent beaucoup et dans presque 1 cas sur 5, le Syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) peut être associé à un trouble dépressif majeur.1

Chez les patients atteints de SAOS qui suivent un traitement approprié, une amélioration statistiquement significative et soutenue des symptômes de dépression a pu être observée.2

Maladies cardiovasculaires

Maladies cardiovasculaires

Sans traitement, le SAOS peut favoriser la survenue de maladies cardiovasculaires graves telles que :

  • la maladie coronarienne3
  • l’insuffisance cardiaque4
  • l’Accident Vasculaire Cérébrale (AVC) 4

Le traitement de l’apnée du sommeil des patients atteints de SAOS peut réduire le risque de développer ce type de pathologies5 en préservant votre cœur et vos artères.

Les chiffres clés

Entre 30 et 50% des personnes qui font de l’hypertension artérielle souffrent également du Syndrome d’Apnées Obstructives du Sommeil (SAOS).6 Ce chiffre passe à 80% quand les patients prennent 3 à 4 médicaments différents pour abaisser leur pression artérielle7.

Si vous souffrez d’hypertension couplée au syndrome d’apnées obstructives du sommeil, commencer un traitement de votre SAS peut vous aider :

  • à faire baisser votre tension artérielle8,9
  • à diminuer le risque d’accidents cardiovasculaires10.

Attention, le traitement l’apnée du sommeil ne peut pas remplacer votre traitement contre l’hypertension artérielle.11

Diabète

Diabète

Les personnes souffrant du Syndrome d’Apnées du Sommeil ont un plus grand risque de développer un diabète de type 211.

De plus, l’apnée du sommeil est fréquente chez les personnes ayant un diabète, pouvant ainsi aggraver leur état de santé11. Ainsi, entre 10% et 30% des personnes ayant un diabète de type 2 souffrent d’un SAS sévère et entre 15% et 35% d’un SAS modéré11.

Une amélioration de l’équilibre du diabète semblerait possible chez certains patients apnéiques traités par PPC11. Toutefois, ce bénéfice est encore incertain, en particulier en cas d’obésité.

Obésité

Obésité

Environ 40% des personnes obèses souffrent du Syndrome d’Apnées du Sommeil (SAS)12. Les mécanismes liant apnée et obésité ne sont pas bien identifiés, mais il semblerait que le SAS perturbe la sécrétion de certaines hormones impliquées dans la sensation de satiété13. Ainsi, l’apnée du sommeil favoriserait la prise alimentaire. En retour, l’obésité, notamment au niveau de l’abdomen, favorise l’apparition et la sévérité d’un SAS.

Références :

1. Schwartz DJ et al. J Clin Sleep Med 2007 15 ; 3(6):631-5 / Lindberg E, Am J Respir Crit Care Med 2001; 164(11):2031-5

2. Peker Y et al. Increased incidence of coronary artery disease in sleep apnoea: a long-term follow-up Eur Respir J 2006; 28:596-602

3. Sarkar Paroma et al, The epidemiology of obstructive sleep apnoea and cardiovascular disease, J Thorac Dis. 2018 Dec; 10(Suppl 34):S4189–S4200.

4. Pépin & al, Comparison of Continuous Positive Airway Pressure and Valsartan in Hypertensive Patients with Sleep Apnea, Am J Respir Crit Care Med Vol 182. pp 954–960, 2010

5. Reutrakul S and al. Obstructive Sleep Apnea and Diabetes: A State-ofthe-Art Review, CHEST (2017), doi: 10.1016/j.chest.2017.05.009

6. Logan AG et al. High prevalence of unrecognized sleep apnoea in drug-resistant hypertension J Hypert Dec 2001 ; 10(12) :2271-7

7. Haentjens P & al. The impact of continuous positive airway pressure on blood pressure in patients with obstructive sleep apnea syndrome: evidence from a meta-analysis of placebo-controlled randomized trials. Arch Intern Med 2007 ; 167 :757-64

8. Iftikhar IH et al. Effets de la pression positive continue des voies respiratoires sur la pression artérielle chez les patients souffrant d’hypertension résistante et d’apnée obstructive du sommeil: une méta-analyse. J Hypertens. Déc 2014; 32 (12): 2341-50

9. Marin et al. Association between treated and untreated obstructive sleep apnea and risk of hypertension JAMA May 23/36 2012; 307 (20):2169-76

10. Yaggi HK & al. Obstructive sleep apnea as a risk factor for stroke and death, N Engl J Med 2005; 353 :2034-41

11. Young T, & al., Predictors of Sleep-Disordered Breathing in Communnity-Dwelling Adults, Arch Intern Med 2002 ; 162 : 893-900.

12. Cappuccio FP & al, Meta-Analysis of Short Sleep Duration and Obesity in Children and Adults, Sleep. 2008 May;31(5):619-26.

13. Oscullo G. and all, Resistant/Refractory Hypertension and Sleep Apnoea: Current Knowledge and Future Challenges, J. Clin. Med. 2019, 8, 1872