Les conséquences pour votre santé

Les conséquences du SAS sur la santé peuvent être graves : la recherche clinique montre désormais le lien étroit entre l’apnée du sommeil et l’hypertension artérielle, les maladies cardiaques, les attaques cérébrales, le diabète ou encore l’obésité.

Certains articles font même un lien entre la présence d’apnée du sommeil et la maladie d’Alzheimer1.
Avec un traitement de votre SAS, vous limitez les effets néfastes sur votre santé et sur votre qualité de vie.

 

 

Hypertension artérielle

Un des risques liés à l’apnée du sommeil est l’hypertension artérielle2.

Si vous souffrez d’hypertension couplée au syndrome d’apnée du sommeil, commencer un traitement peut vous aider :

  • à faire baisser votre tension artérielle3,4
  • à diminuer le risque d’accidents cardiovasculaires5.

Attention, le traitement l’apnée du sommeil ne peut pas remplacer votre traitement contre l’hypertension artérielle6.

Entre 30 et 50% des personnes qui font de l’hypertension artérielle souffrent également du SAOS.7. Ce chiffre passe à 80% quand les patients prennent 3 à 4 médicaments différents pour abaisser leur pression artérielle8.

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Maladies cardiovasculaires

Sans traitement, le SAOS peut favoriser la survenue de maladies cardiovasculaires graves :

  • la maladie coronarienne9
  • l’insuffisance cardiaque10,11
  • l’AVC12,13

Le traitement de l’apnée du sommeil des patients atteints de SAOS réduit le risque de développer ce type de pathologies6 en préservant votre coeur et vos artères.

Il y a cinq fois plus de risque de développer une maladie coronarienne quand on souffre d’apnée du sommeil9.

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Accidents vasculaires cérébraux

Les victimes d’attaque cérébrale souffrant d’apnée du sommeil non-traitée peuvent avoir plus de difficultés que les autres patients à retrouver un bon état de santé : la récupération après une attaque cérébrale requiert beaucoup d’énergie et de motivation. La somnolence causée par l’apnée du sommeil peut rendre difficile la poursuite d’un programme de réadaptation, ce qui compromet la récupération.

Les victimes d’attaque cérébrale souffrant d’un SAS non traité ont plus de risques de décéder des suites de leur attaque14. Il semble possible de traiter le SAOS très rapidement après l’AVC15,16.

Plus de 60% des patients qui ont eu un accident vasculaire cérébral souffrent également du Syndrome d’Apnées du Sommeil12.

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Diabète

Les personnes souffrant du Syndrome d’Apnées du Sommeil ont un plus grand risque de développer un diabète de type 217.

De plus, l’apnée du sommeil est fréquente chez les personnes ayant un diabète, pouvant ainsi aggraver leur santé18,19. Une amélioration de l’équilibre du diabète semblerait possible chez certains patients apnéiques traités par PPC20. Toutefois, ce bénéfice est encore incertain, en particulier en cas d’obésité.

Si vous êtes diabétique et que vous pensez être concerné par l’apnée du sommeil, vous devriez consulter votre médecin. Suivre un traitement par PPC pourrait contribuer à réduire les risques associés, comme les maladies cardiovasculaires7.

Entre 10% et 30% des personnes ayant un diabète de type 2 souffrent d’un SAS sévère et entre 15% et 35% d’un SAS modérés20,21.

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Obésité

Un des risques liés à l’apnée du sommeil est l’obésité. Si vous manquez de sommeil et que vous souffrez d’apnées du sommeil, la prise de poids s’installe dans le temps. Les mécanismes impliqués ne sont pas bien identifiés, mais il semblerait que le SAS perturbe la sécrétion de certaines hormones impliquées dans la sensation de satiété24. Ainsi, l’apnée du sommeil favoriserait la prise alimentaire. En retour, l’obésité, notamment au niveau de l’abdomen, favorise l’apparition et la sévérité d’un SAS.

Environ 40% des personnes obèses souffrent du Syndrome d’Apnées du Sommeil23. Si votre indice de masse corporelle (IMC) est supérieur ou égal à 30 et que vous pensez souffrir d’apnée du sommeil, parlez en à votre médecin qui pourra vous proposer une prise en charge adaptée.

IMC = Poids / Taille2

Pour interpréter votre indice de masse corporelle, on propose les catégories suivantes :

  • Plus de 40 : obésité morbide ou massive
  • 35 à 40 : obésité sévère
  • 30 à 35 : obésité modérée
  • 25 à 30 : surpoids
  • 18,5 à 25 : Corpulence normale
  • Moins de 18,5 : Insuffisance pondérale (maigreur)

En savoir plus.

1. Andrade AG et al. The Relationship between Obstructive Sleep Apnea and Alzheimer’s Disease., J Alzheimers Dis. 2018;64(s1):S255-S270.
2.Chobanian AV et al. JAMA 2003 ; 289 :2560-72
3. Haentjens P & al. The impact of continuous positive airway pressure on blood pressure in patients with obstructive sleep apnea syndrome: evidence from a meta-analysis of placebo-controlled randomized trials. Arch Intern Med 2007 ; 167 :757-64
4. Iftikhar IH et al. Effets de la pression positive continue des voies respiratoires sur la pression artérielle chez les patients souffrant d’hypertension résistante et d’apnée obstructive du sommeil: une méta-analyse. J Hypertens. Déc 2014; 32 (12): 2341-50
5. Marin et al. Association between treated and untreated obstructive sleep apnea and risk of hypertension JAMA May 23/36 2012; 307 (20):2169-76
6. Pépin & al, Comparison of Continuous Positive Airway Pressure and Valsartan in Hypertensive Patients with Sleep Apnea, Am J Respir Crit Care Med Vol 182. pp 954–960, 2010
7. Oscullo G. and all, Resistant/Refractory Hypertension and Sleep Apnoea: Current Knowledge and Future Challenges, J. Clin. Med. 2019, 8, 1872
8. Logan AG et al. J Hypert 2001 ; 10(12) :2271-7
9. Peker Y et al. Increased incidence of coronary artery disease in sleep apnoea: a long-term follow-up Eur Respir J 2006; 28:596-602
10. Gottlieb Circulation 2010 ; 122 : 352-60
11. Chami et al, Circulation 2011 ;123 :1280-6
12. Yaggi HK & al. Obstructive sleep apnea as a risk factor for stroke and death, N Engl J Med 2005; 353 :2034-41
13. Artz M et al. Am J Respir Crit Care Med 2005; 175:1447-51
14. Sahlin C & al. Obstructive Sleep Apnea is a risk factor for death n patients with stroke, Arch Intern Med 2008; 168:297-301
15. Parra O & al. Early treatment of obstructive apnoea and stroke outcome: a randomised controlled trial ,Eur Respir J 2011; 37: 1128–1136
16. Ryan CM & al. Influence of Continuous Positive Airway Pressure on Outcomes of Rehabilitation in Stroke Patients With Obstructive Sleep Apnea, Stroke 2011
17. Reutrakul S and al. Obstructive Sleep Apnea and Diabetes: A State-ofthe-Art Review, CHEST (2017), doi: 10.1016/j.chest.2017.05.009
18. Reutrakul S, Mokhlesi B, Obstructive Sleep Apnea and Diabetes: A State-ofthe-Art Review, CHEST (2017), doi: 10.1016/j.chest.2017.05.009
19. Reutrakul S, Mokhlesi B, Obstructive Sleep Apnea and Diabetes: A State-ofthe-Art Review, CHEST (2017), doi: 10.1016/j.chest.2017.05.009
20. Reutrakul S, Mokhlesi B, Obstructive Sleep Apnea and Diabetes: A State-ofthe-Art Review, CHEST (2017), doi: 10.1016/j.chest.2017.05.009
21. Laaban & al, Prevalence and predictive factors of sleep apnoea syndrome in type 2 diabetic patients, Diabetes & Metabolism, 2009;35(5):372-7
22. Einhorm et al. Endocrine practice, 2007 ; 13(3) : 355-62
23. Young T, & al., Predictors of Sleep-Disordered Breathing in Communnity-Dwelling Adults, Arch Intern Med 2002 ; 162 : 893-900.
24. Cappuccio FP & al, Meta-Analysis of Short Sleep Duration and Obesity in Children and Adults, Sleep. 2008 May;31(5):619-26.